Deux salles ovales, huit toiles immenses, et le silence particulier d'un jardin réinventé en peinture — avec, à l'étage inférieur, une collection moderne qui n'attend que d'être découverte.
Dans les salles des Nymphéas, il n'y a presque aucun cartel — Monet voulait une immersion totale, ce qui veut dire qu'on passe souvent à côté de ce qui rend chaque panneau si particulier.
En bas, la collection Walter-Guillaume réunit Cézanne, Renoir, Modigliani et Soutine dans des salles resserrées, avec peu d'indications pour comprendre pourquoi chaque toile compte.
À voir
L'Orangerie récompense la lenteur plus qu'aucun autre musée parisien. L'essentiel se tient en une heure — ce qui explique justement qu'on file trop vite devant les détails qui font toute sa richesse.
Les salles ovales
Les huit panneaux des Nymphéas s'enroulent autour de deux ovales baignés de lumière naturelle, pensés pour tracer un horizon sans rupture — installez-vous au centre d'une salle avant de vous approcher des toiles.
La collection Walter-Guillaume
Aménagée en sous-sol lors de la rénovation des années 2000, cette collection de près de 150 œuvres réunies par le marchand Paul Guillaume traverse l'impressionnisme jusqu'aux débuts de l'art moderne, en une seule visite.
Les salles Cézanne et Renoir
Un accrochage dense de natures mortes de Cézanne et de portraits de Renoir met en regard deux réponses très différentes à un même Paris de la fin du XIXe siècle — l'une analytique, l'autre sensuelle.
Les galeries Modigliani et Soutine
Visages allongés et matière picturale à vif marquent le tournant le plus moderne de la collection — cherchez les portraits que Paul Guillaume a commandés à ses propres proches.
Œuvres racontées
Claude Monet · 1920–1926
Les Nymphéas – Les Nuages
Dix mètres d'étang, de ciel et de reflets, sans la moindre ligne d'horizon à quoi se tenir.
Un des huit panneaux monumentaux pensés par Monet pour ces salles ovales, peint dans son jardin de Giverny durant les dernières années de sa vie et installé ici cinq mois après sa mort.
Amedeo Modigliani · 1915
Paul Guillaume, Novo Pilota
Le marchand à l'origine de cette collection, peint par l'artiste qu'il a le plus défendu.
Ce portrait tout en longueur, inscrit du surnom « Novo Pilota » (le nouveau pilote), montre le jeune Paul Guillaume, qui réunira plus tard la collection Walter-Guillaume exposée à l'étage inférieur.
Henri Rousseau · 1908
La Carriole du père Junier
Un portrait de famille raide et un peu irréel, signé par un artiste qui n'a presque jamais quitté la France.
Le style autodidacte de Rousseau — perspective aplatie, regards fixes — cohabite volontairement, dans les salles Walter-Guillaume, avec des peintres bien plus académiques.
Explorer avec ELYIO
Commencez à l'étage, en pleine lumière du jour, quand les verrières donnent le meilleur des Nymphéas, puis laissez la collection Walter-Guillaume se dérouler dans l'ordre que suggèrent les salles — elle n'est pas chronologique, et ne se visite pas à la hâte.
Visite libre
Avec ELYIO, pointez votre téléphone vers un panneau, un portrait ou une toile pour savoir immédiatement ce que vous regardez — plus besoin de chercher le seul cartel qui pourrait expliquer l'œuvre, ni de deviner de quel Renoir il s'agit.
Audioguide traditionnel vs. ELYIO
Audioguide traditionnel
Scruter les murs à la recherche d'un cartel au milieu d'une rangée de petits cadres presque identiques
Une simple feuille pliée, au mieux, censée couvrir à la fois les deux salles ovales et 148 œuvres en sous-sol
Deviner, à dix pas, si ce visage sur le mur est un Modigliani, un Soutine ou un Derain
Avec ELYIO
Pointez votre appareil photo vers n'importe quel panneau ou portrait pour une identification immédiate et fiable
Retrouvez le contexte de chaque œuvre : qui l'a peinte, quand, et pourquoi elle se trouve précisément dans cette salle
Avancez à votre rythme dans une sélection soignée de la collection, sans attendre un guide ou un groupe
Les salles des Nymphéas dépendent de la lumière naturelle des verrières, si bien que l'atmosphère change avec le temps et l'heure — les panneaux n'ont pas le même visage un matin ensoleillé et un après-midi gris. Le musée occupe l'angle ouest du jardin des Tuileries, à deux pas du Louvre et du musée d'Orsay, ce qui en fait une étape naturelle sur un itinéraire plus large en rive droite. La collection étant compacte, elle se prête mieux à une visite lente et attentive qu'à un sprint parmi les grands musées parisiens.
Questions fréquentes
ELYIO a-t-il un partenariat officiel avec le Musée de l'Orangerie ?
Non. ELYIO est une application indépendante. Nous avons constitué un catalogue de reconnaissance pour une sélection d'œuvres de l'Orangerie afin que vous puissiez les identifier avec votre appareil photo, mais nous ne sommes ni affiliés ni approuvés par le musée.
ELYIO peut-il reconnaître tous les tableaux du musée ?
Pas la totalité — notre catalogue couvre une sélection soignée des œuvres majeures de l'Orangerie, centrée sur les panneaux des Nymphéas et le cœur de la collection Walter-Guillaume, enrichie progressivement.
ELYIO m'indique-t-il un parcours à suivre dans le musée ?
Il n'y a pas de parcours imposé — l'Orangerie est assez petite pour se visiter librement, et ELYIO est conçu pour identifier ce que vous photographiez, où que vous soyez dans les salles.
Ai-je besoin d'un billet ELYIO pour visiter le musée ?
Non. ELYIO n'est pas un service de billetterie. Achetez votre billet directement auprès du Musée de l'Orangerie, puis utilisez ELYIO une fois à l'intérieur pour identifier et comprendre les œuvres.
ELYIO fonctionne-t-il sans connexion internet dans le musée ?
ELYIO a besoin d'une connexion data pour reconnaître les œuvres et afficher leur contexte — mieux vaut vérifier votre réseau ou votre forfait avant la visite.