
Musée de l’Orangerie · 1928
Portrait de Madame Paul Guillaume au grand chapeau
André Derain
En 1928, Derain avait abandonné les couleurs radicales de sa jeunesse fauve pour un réalisme plus froid, nourri par l'étude des musées — ce portrait montre bien ce style tardif : un modelé soigné, une palette retenue, et une pose empruntée à des siècles de portrait formel plutôt qu'à la touche sauvage qui l'avait rendu célèbre vingt ans plus tôt.
Pourquoi cette œuvre compte
En 1928, Derain avait abandonné les couleurs radicales de sa jeunesse fauve pour un réalisme plus froid, nourri par l'étude des musées — ce portrait montre bien ce style tardif : un modelé soigné, une palette retenue, et une pose empruntée à des siècles de portrait formel plutôt qu'à la touche sauvage qui l'avait rendu célèbre vingt ans plus tôt.
Regardez de plus près
Remarquez le large chapeau de paille qui encadre son visage comme une auréole, le drapé de satin lâche glissant sur une épaule, et la petite montre-bracelet à son poignet baissé — un détail résolument moderne, des années 1920, au sein d'une pose autrement héritée des maîtres anciens.
Domenica Guillaume — épouse de Paul Guillaume — s'est remariée après sa mort avec le collectionneur Jean Walter, et la collection réunie du couple est devenue le don fondateur de ce musée ; ce portrait montre la femme dont les deux mariages, avec deux collectionneurs différents, sont la raison pour laquelle ce bâtiment est aujourd'hui un musée.
Contexte de valeur
ELYIO situe cette œuvre dans une fourchette éditoriale indicative de 0.3 à 1.1 millions d’euros.
L’œuvre de musée n’est pas à vendre. Il s’agit d’un contexte indicatif ELYIO, et non d’une expertise, d’une valeur d’assurance ou d’une offre.